Lorsque l'aidant "craque".
Publié il y a 4 mois par Pierre50 dans La vulnérabilité de l'entourage .
Un constat : Sagissant d'une maladie au long court et le temps passant, le couple malade/aidant s'enferme dans un splendide isolement, l'aidant s'épuise et tarde à faire appel à l'aide sociale
Quelques freins (provenant surtout de la dynamique familiale):
- je ne veux pas d'étranger chez moi dans mon intimité
- demander de l'aide, c'est reconnaître son incompétence et sa fragilité
- Que vont penser les autres ? Que je suis incapable de m'en occuper ?
- Et bien d'autres raisons de ce type
Conséquences :
- Baisse sensible de la qualité de l'aide.
- Risque de maltraitance.
- Lorsque l'aidant "craque", ce sont deux personnes prises en charge à plein temps par l'état. Economiquement non viable, il vaut mieux investir pour détecter les personnes à risques.
Remèdes :
- Détecter au plus tôt les aidants à risque par les élus de proximité, les intervenants à domicile, les professionnels de santé...
- Un bonne campagne de communication assurée par les Professionnels de l'aide sociale et de la Santé, les associations... incitant les aidants à se faire aider.
16 réponses
Dans les mairies de nos petits villages de campagne, il y a toujours un conseiller en charge des affaires sociales qui connaît bien la population et les problèmes rencontrés. Jeconnais mons bien les problèmes de la ville mais les personnes en charge des CCAS ou les bénévoles des SAG connaissent bien les personnes en difficulté.
Oui c'est bien le cas. Je fais partie du conseil d'administration du CCAS d'une commune de 9 000 habitants. Cependant, les informations ne sont pas divulguées par ex aux assocs de malades (secret professionnel) par un personnel à mon avis pas suffisamment informé sur les différentes pathologies...
Bonjour Corinne, tout à fait d'accord, la détection est en grande partie assurée, le problème réel : qu'en fait-on ? Les causes : personnel peu informé sur les pathologies (comme vous le signalez), méconnaissance des réseaux... L'information a du mal à passer.
En fait, l'aide extérieure "sociale" est aussi importante avec ou sans entourage :
- avec, à titre PREVENTIF, pour mettre en place une stratégie capable de reculer le moment où l'aidant "craque" et pour procurer à l'aidant s'il craque des repères rassurants.
- sans, prise en charge systématique.
Là, j'ai un doute ! L'APA est limitée en fonction du GIR (un Parkinsonien évolué classé en GIR 4 ou 3 = 1 heure d'aide / jour !), 1h/jour ne permet pas de mettre en place une stratégie d'aide à l'aidant. Si la personne est seule, le traitement est identique (aussi bas), comment fait-elle pour assumer ? L'aide sociale est insuffisante et il faut trouver des substituts pour la qualité de vie des personnes malades et des aidants.
en campagne pas de contact si aidant craque ou trouver .reconfort esixte t il un site ou un forum quelque part
Merci pour vos réponses. Du coup, comment faire pour que l'information "passe mieux" ? Parce que cela semble un problème qui revient souvent : on n'en a pas connaissance, on n'a pas l'info, etc.
La connaissance de tous le réseaux qui gravitent autour des personnes handicapées permet de le faire, c'est d'ailleurs la première tâche d'un CLIC débutant : connaître les réseaux locaux, le problème : la diversité, une communauté de communes ne fait pas l'autre, ce qui marche à X ne fonctionne pas à Y, il y faudrait plus de structure mais...
je voudrais aussi signaler qu'une des raisons aussi est : l'aspect financier:
l'APA compte 11,67 €hd'aide (salaire+charges) alors que le minimum est de 15 là-dessus vous compter votre participation celà fait une sacré différence.
pour m'échapper, je joue sur les crénaux d'absence kiné,ortophonist
Bonsoir Antoinette, j'ai développé cet aspect de la faiblesse de l'APA dans la proposition "maintien à domicile", vous êtes rentrée dans le détail, merci de l'avoir fait pour faciliter la compréhension.
Il y a beaucoup d'aidants qui craquent. Ma mutuelle m'a accordé 12 heures d'aide à domicile à ma sortie des soins de suite.. deux enfants ont pris leur Père chez eux cette année pour que je puisse aller 3 semaines en cure.. Ce qui me coûte le plus est l'abandon des activités qui faisaient ma vie
Bonsoir Jeanne, les enfants ? vaste débat : on ne veut pas les embêter car ils ont leur vie mais en avons-nous parlé ? Avons-nous demandé de l'aide ? N'est-ce pas le plus difficile de "crier au secours" ? C'est vrai, abandonner peu à peu les activités qui faisaient ma vie alors que j'en suis encore capable est assez difficile, ne plus chanter ou jouer de la musique serait pour ma part trop difficile.
un forum permettant de pouvoir parler entre aidant ou personne qui craque a un moment donne serais d'une grande utilite
Il me semble que l'épuisement dans la relation d'aide provient plus de l'éclaircissement des raisons qui motivent cette aide et de la compréhension de la culpabilité qui sont le fruit d'un travail personnel, il n'en reste pas moins que parler de ses problèmes à ses amis d'infortune permet de diminuer le fardeau mais le forum risque de rester assez superficiel comme certains groupes de paroles.
Pour répondre à votre première question relative à l'aide trouvée en campagne et aux forums existants, il y a deux forums pour Parkinson, vous trouverez leur adresse sur le blog des "Jeunes Parkinsoniens" mis en ligne par Corinneb qui s'exprime souvent sur ce site : http://jp31.unblog.fr/, certains CLIC et/ou associations organisent des groupes de paroles également, vous renseigner auprès du CLIC le plus proche.


Par "élus de proximité," vous pensez- quel types de personnes ? Merci